Obsèques : transport, inhumation, crémation
Après un décès, l'organisation des obsèques suit quelques règles simples, encadrées par la loi. Les pompes funèbres s'occupent des formalités, mais connaître l'essentiel vous aide à décider sereinement et à ne pas payer plus que nécessaire. Voici ce qu'il faut savoir.
Choisir librement ses pompes funèbres
Vous n'êtes obligé de rien signer dans l'urgence.
Vous êtes totalement libre du choix de l'entreprise de pompes funèbres : aucun établissement, aucun hôpital ne peut vous en imposer une. Demandez et comparez au moins deux devis.
Depuis le 1er juillet 2025, chaque opérateur doit vous remettre un devis normalisé présenté en deux colonnes : les prestations courantes obligatoires d'un côté, les prestations optionnelles de l'autre. Vous pouvez refuser tout ce qui figure dans la colonne optionnelle.
Bon à savoir : les frais d'obsèques peuvent être réglés directement depuis les comptes bancaires du défunt, même bloqués, dans la limite de 5 965 € (2026), sur présentation de la facture.
Le transport du corps
Il obéit à des règles strictes, gérées par les pompes funèbres.
- Avant la mise en cercueil, le transport (vers une chambre funéraire ou le domicile) doit avoir lieu dans les 48 heures suivant le décès.
- Il nécessite une déclaration préalable à la mairie et un véhicule agréé, exclusivement réservé au transport mortuaire.
- Si le décès a lieu dans un établissement de santé disposant d'une chambre mortuaire, le corps peut y être conservé jusqu'à 6 jours, gratuitement les 3 premiers jours.
C'est l'entreprise de pompes funèbres qui accomplit ces démarches. À défaut, elles reviennent au proche le plus proche du défunt.
L'inhumation (enterrement)
Un délai encadré et une autorisation du maire.
- L'inhumation a lieu au minimum 24 heures et au maximum 14 jours calendaires après le décès. Une dérogation préfectorale est possible.
- Elle est soumise à l'autorisation du maire.
- Elle a lieu dans le cimetière de la commune du domicile, de celle du décès, ou là où se trouve le caveau de famille. Une inhumation en terrain privé exige l'autorisation du préfet.
- La commune propose gratuitement un terrain commun (pour au moins 5 ans). La concession, elle, est un emplacement acheté, dont la durée et les bénéficiaires sont fixés dans l'acte.
La crémation
Mêmes délais, avec une attention particulière à la volonté du défunt.
- La crémation a lieu, comme l'inhumation, entre 24 heures et 14 jours calendaires après le décès.
- Elle est autorisée par le maire du lieu de décès (ou de mise en bière).
- Si le défunt avait exprimé sa volonté (par écrit ou oralement, sous n'importe quelle forme), elle s'impose. En l'absence d'indication, ce sont les proches qui décident.
La destination des cendres
Un point souvent ignoré, encadré par la loi de 2008.
On ne peut pas conserver l'urne chez soi. La loi du 19 décembre 2008 l'interdit : les cendres ne sont pas un bien que l'on garde à domicile.
Les options légales sont :
- la dispersion en pleine nature (hors voie publique), après une simple déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt ;
- la dispersion dans un jardin du souvenir aménagé au cimetière ;
- l'inhumation de l'urne dans une sépulture, un columbarium ou un terrain communal.
