Une conseillère EasyEnd, ordinateur à la main, devant une composition à l’aquarelle, et le bandeau « Estimez vos aides en une minute »

Les aides financières après un décès

Après un décès, plusieurs aides existent pour soulager les proches. La plupart ne sont pas versées automatiquement : il faut les demander, souvent dans un délai limité. Voici les principales, avec leur montant 2026, qui peut y prétendre, et comment faire la demande. La plupart se cumulent.

Régler les obsèques avec les comptes du défunt

La première question, souvent : comment payer les obsèques ?

Un proche qui règle les obsèques peut se faire rembourser directement sur les comptes du défunt, même bloqués, dans la limite de 5 965 € (montant 2026).

Comment : présentez la facture des pompes funèbres et une pièce d'identité à la banque du défunt, qui débloque la somme (article L312-1-4 du Code monétaire et financier).

Si le défunt avait peu de ressources : la commune (CCAS) ou le département peut prendre en charge des obsèques simples. Renseignez-vous auprès de la mairie du lieu de décès.

Le capital décès

Une somme versée aux proches, selon la situation professionnelle du défunt.

  • Salarié (régime général) : capital décès de 4 009 € (montant depuis le 1er avril 2026), versé en priorité au conjoint, aux enfants ou aux personnes à charge. Comment : formulaire S3180 à envoyer à la CPAM du défunt, dans les 2 ans.
  • Travailleur indépendant en activité : capital pouvant atteindre 9 612 €. À demander à la caisse de protection sociale du défunt.
  • Ancien artisan ou commerçant retraité : un capital d'environ 3 845 € peut exister (sous conditions). À demander à sa caisse de retraite.
  • Fonctionnaire : capital décès variable, souvent proche de 12 mois du dernier traitement. À demander au service des ressources humaines du défunt.

Si le défunt était salarié, posez la question à son employeur. Beaucoup d'entreprises souscrivent un contrat de prévoyance qui verse aux proches un capital décès complémentaire, souvent bien plus élevé que celui de la Sécurité sociale (fréquemment 1 à 3 fois le salaire annuel), parfois accompagné d'une rente pour le conjoint ou les enfants. C'est même obligatoire pour les cadres : l'employeur doit cotiser 1,50 % du salaire (sous le plafond de la Sécurité sociale) à une couverture affectée en priorité au décès. Ce capital n'est jamais versé tout seul, et aucun organisme ne vous préviendra de son existence : demandez au service des ressources humaines s'il existe un contrat de prévoyance et à quel assureur écrire. Vérifiez aussi les contrats personnels du défunt (mutuelle, assurance de prêt, carte bancaire).

La pension de réversion

Une partie de la retraite du défunt, versée au conjoint survivant.

Le conjoint marié survivant peut percevoir une part de la retraite du défunt :

  • 54 % de la retraite de base (régime général), à partir de 55 ans et sous conditions de ressources ;
  • 60 % de la retraite complémentaire Agirc-Arrco, sans condition de ressources.

Comment : une seule demande en ligne sur lassuranceretraite.fr suffit pour la plupart des régimes de base. Pour la complémentaire, contactez la caisse Agirc-Arrco.

Le sujet est plus large qu'il n'y paraît : âge, condition de ressources qui ne s'applique pas à la complémentaire, cas du divorce, effet d'un remariage, délai d'un an à ne pas dépasser. Tout est détaillé dans notre guide de la pension de réversion.

Vérifiez vos droits en quelques minutes avec le simulateur officiel de la pension de réversion (service-public.fr).

L'allocation veuvage

Pour le conjoint survivant de moins de 55 ans.

Si vous étiez marié et avez moins de 55 ans, vous pouvez percevoir une allocation mensuelle temporaire (versée jusqu'à environ 2 ans), sous conditions de ressources. Elle prend le relais avant l'âge de la réversion.

Comment : demande auprès de votre caisse de retraite (CARSAT). Le montant est revalorisé chaque année : retrouvez le montant à jour sur lassuranceretraite.fr.

Les aides pour les enfants

Si le défunt avait des enfants à charge.

  • Capital orphelin : environ 2 403 € par enfant à charge d'un défunt salarié (formulaire S3180, comme le capital décès).
  • Rente éducation : versée aux enfants jusqu'à leur majorité (ou la fin des études), si le défunt avait un contrat de prévoyance. À vérifier auprès de ses organismes.
  • Allocation de soutien familial (CAF) : aide mensuelle pour un enfant qui perd un parent. À demander sur caf.fr.

Gardez sous la main le nom, la date de naissance et une pièce d'identité de chaque enfant : les organismes vous les demanderont.

Le logement et les autres aides

Votre situation change : certains droits se recalculent.

  • Aides au logement (APL) : si vous étiez locataire avec le défunt, vos droits CAF peuvent être recalculés à votre avantage. Déclarez le changement de situation sur caf.fr.
  • Impôts : si vous étiez marié ou pacsé, pensez à ajuster votre prélèvement à la source sur impots.gouv.fr.

Estimez vos aides en une minute

Répondez à quelques questions pour une estimation indicative, tout de suite. Rien n'est enregistré ni envoyé : le calcul se fait sur votre appareil.

Pour aller plus loin, votre checklist personnalisée des démarches reprend ces aides au bon moment, avec les courriers pré-remplis.

Questions fréquentes

Les aides après un décès sont-elles versées automatiquement ?

Non. La plupart ne sont pas versées automatiquement : il faut les demander, souvent dans un délai limité. La plupart se cumulent entre elles.

Quel est le montant du capital décès en 2026 ?

Pour un salarié du régime général, 4 009 € depuis le 1er avril 2026, versés en priorité au conjoint, aux enfants ou aux personnes à charge. La demande se fait avec le formulaire S3180 auprès de la CPAM du défunt, dans les 2 ans. Un travailleur indépendant en activité ouvre droit à un capital pouvant atteindre 9 612 €.

L'employeur du défunt peut-il verser un capital décès ?

Oui, si l'entreprise avait souscrit un contrat de prévoyance. Les salariés cadres sont obligatoirement assurés contre le risque décès par leur employeur, et les autres salariés le sont fréquemment selon la convention collective. Ce capital s'ajoute à celui de la Sécurité sociale et il est souvent bien plus élevé, mais aucun organisme ne prévient les proches de son existence : demandez au service des ressources humaines s'il existe un contrat de prévoyance et à quel assureur écrire.

Qui a droit à la pension de réversion ?

Le conjoint marié survivant. Il peut percevoir 54 % de la retraite de base du régime général, à partir de 55 ans et sous conditions de ressources, et 60 % de la retraite complémentaire Agirc-Arrco, sans condition de ressources. Une seule demande en ligne sur lassuranceretraite.fr suffit pour la plupart des régimes de base.

Existe-t-il une aide pour un conjoint de moins de 55 ans ?

Oui, l'allocation veuvage. Si vous étiez marié et avez moins de 55 ans, vous pouvez percevoir une allocation mensuelle temporaire, versée jusqu'à environ 2 ans, sous conditions de ressources. La demande se fait auprès de votre caisse de retraite (CARSAT).

Comment payer les obsèques avec les comptes du défunt ?

Un proche qui règle les obsèques peut se faire rembourser directement sur les comptes du défunt, même bloqués, dans la limite de 5 965 € (montant 2026). Présentez la facture des pompes funèbres et une pièce d'identité à la banque du défunt.

Que faire si le défunt avait peu de ressources ?

La commune (CCAS) ou le département peut prendre en charge des obsèques simples. Renseignez-vous auprès de la mairie du lieu de décès.

Quelles aides existent pour les enfants du défunt ?

Le capital orphelin, environ 2 403 € par enfant à charge d'un défunt salarié (formulaire S3180), la rente éducation si le défunt avait un contrat de prévoyance, et l'allocation de soutien familial de la CAF pour un enfant qui perd un parent.

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