Bureau avec carnet, stylo et café, illustration des démarches administratives à engager dans les 24 heures après un décès
Démarches6 min de lecture

Que faire dans les 24 heures après un décès ? Le guide complet

Par Équipe EasyEnd
EasyEnd travaille avec des experts du droit successoral et du funéraire.

Quand un proche vient de mourir, la sidération laisse peu de place à la réflexion. Pourtant, certaines démarches doivent être engagées dans les 24 heures : faire constater le décès, le déclarer en mairie, vérifier l'existence d'un contrat obsèques. Ce guide vous accompagne pas à pas, sans jargon et sans précipitation.

Étape 1 : faire constater le décès par un médecin

C'est la toute première démarche, avant tout le reste. Sans certificat médical de décès, aucune autre étape n'est possible (ni transport du corps, ni déclaration en mairie, ni organisation des obsèques).

Selon le lieu du décès, la marche à suivre diffère :

  • À domicile : appelez le médecin traitant, ou à défaut SAMU (15) ou un médecin de garde. Le médecin établit le certificat de décès sur place.
  • En établissement de santé (hôpital, clinique, EHPAD) : le constat est effectué par le médecin de garde de l'établissement. Vous n'avez aucune démarche à faire pour cette étape.
  • Sur la voie publique ou en cas de mort suspecte : appelez le 17 ou le 112. La police ou la gendarmerie alertent un médecin légiste.

Étape 2 : déclarer le décès en mairie sous 24 heures

La déclaration de décès doit être faite dans les 24 heures à la mairie du lieu du décès (et non du domicile, si différents). Cette obligation légale est rappelée par l'article 78 du Code civil.

Qui peut faire la déclaration ?

N'importe quel proche : conjoint, enfant, frère ou sœur, voisin... Si le décès survient en établissement, c'est généralement l'établissement qui s'en charge. Si vous passez par une entreprise de pompes funèbres, elle peut s'en occuper pour vous.

Documents à apporter

  • Le certificat médical de décès
  • Une pièce d'identité du défunt (carte d'identité, passeport, livret de famille)
  • Votre propre pièce d'identité
  • Si possible : acte de naissance ou livret de famille du défunt

L'officier d'état civil établit alors l'acte de décès, document officiel dont vous demanderez plusieurs copies (au minimum 10) car il sera réclamé par toutes les administrations dans les semaines à venir.

643 000
décès enregistrés en France en 2024

Source : INSEE, bilan démographique 2024

Étape 3 : vérifier l'existence d'un contrat obsèques

Avant de contacter une entreprise de pompes funèbres, prenez 30 minutes pour vérifier si le défunt avait souscrit un contrat obsèques ou exprimé des volontés écrites. Cela peut considérablement simplifier les choix à venir et alléger la facture.

Où chercher :

  • Dans les papiers personnels du défunt (classeurs, dossier "important")
  • Auprès de sa banque (les contrats obsèques sont souvent proposés par les banques)
  • Auprès de son assureur ou mutuelle
  • Sur le fichier AGIRA des assurances-vie (gratuit, en ligne) si vous suspectez un contrat
  • Dans son espace numérique sécurisé éventuel

Étape 4 : choisir une entreprise de pompes funèbres

Vous avez 6 jours ouvrés maximum entre le décès et les obsèques (article R. 2213-33 du Code général des collectivités territoriales). Cela laisse le temps de comparer.

Demandez systématiquement plusieurs devis

La loi impose aux entreprises funéraires de fournir un devis gratuit, détaillé et conforme à un modèle standardisé (arrêté du 23 août 2010). Demandez-en au moins trois. Les écarts de prix peuvent atteindre 1 500 € à 3 000 € pour des prestations équivalentes.

Distinguez les prestations obligatoires des prestations optionnelles

Les prestations strictement obligatoires sont :

  • Un cercueil (avec garniture étanche pour la crémation, 4 poignées minimum)
  • Le transport du corps après mise en bière
  • Les opérations funéraires (inhumation ou crémation)
  • Un véhicule pour le transport

Tout le reste (soins de conservation, fleurs, faire-part, marbre, plaque, cérémonie civile ou religieuse) est optionnel. Vous avez le droit de refuser.

Et après ces 24 heures ?

Une fois ces étapes franchies, plus rien n'est urgent. Les démarches administratives (banque, assurances, employeur, CAF, impôts, succession) peuvent attendre quelques jours, voire quelques semaines pour certaines. Prenez le temps du recueillement.

EasyEnd vous accompagne ensuite étape par étape dans le parcours d'accompagnement, qui génère une checklist personnalisée selon votre situation : statut matrimonial du défunt, présence d'enfants, biens immobiliers, contrats à clôturer.

À lire aussi

Checklist des démarches après décès : 24 h, 7 jours, 30 jours

Foire aux questions

Combien coûtent en moyenne des obsèques en France ?

Le coût moyen est de 3 815 € pour une crémation et 4 560 € pour une inhumation (source : Confédération des professionnels du funéraire, 2024). Ces montants varient fortement selon la région, le département (jusqu’à 40 % d’écart entre Paris et la province) et les prestations choisies.

Qui paie les obsèques si le défunt n’avait pas de contrat ?

Les frais d’obsèques sont prélevés en priorité sur les comptes bancaires du défunt, dans la limite de 5 965 € (montant 2026, article L.312-1-4 du Code monétaire et financier), même si les comptes sont bloqués. Présentez la facture à la banque accompagnée de l’acte de décès. Si les comptes ne suffisent pas, les frais sont à la charge des héritiers, au prorata de leur part successorale.

Que faire si la famille n’a pas les moyens de payer ?

Plusieurs aides existent : capital décès de la CPAM (4 009 € depuis le 1er avril 2026 pour les salariés du régime général, source ameli.fr), aide de la commune en cas d’indigence, aide du CCAS (Centre communal d’action sociale), participation possible des caisses de retraite complémentaire. La famille peut aussi renoncer à organiser les obsèques ; la commune du lieu du décès doit alors les prendre en charge.

Peut-on s’opposer à la volonté du défunt concernant ses obsèques ?

Non. Les volontés écrites du défunt (forme du cercueil, crémation ou inhumation, lieu, type de cérémonie) s’imposent à la famille. Seul un juge peut, en cas de conflit majeur entre proches, trancher. À défaut de volontés écrites, la décision revient à la « personne la plus qualifiée pour pourvoir aux funérailles » (souvent le conjoint ou le plus proche parent).

Partager cet article

EasyEnd

Article rédigé par

Équipe EasyEnd

EasyEnd est une plateforme dédiée à l'accompagnement simple d'avant et après décès. Nos contenus sont rédigés avec rigueur et simplicité, en s'appuyant sur les textes de loi en vigueur et l'expertise de professionnels du secteur.

À lire ensuite

Des articles complémentaires sur le même sujet.