Préparer la transmission : ce que vos proches paieront

La plupart des familles découvrent le montant des droits de succession le jour où il faut les payer, en six mois, et souvent avant d'avoir pu vendre quoi que ce soit. Pourtant, presque tout se joue avant, et se décide à tête reposée. Voici ce que la loi prévoit, ce qu'elle autorise pour l'alléger, et ce qu'elle n'autorise pas.

Vous pouvez tout savoir avant d'en parler à qui que ce soit. Ces règles sont publiques, et la plupart des gestes se font seul : donner de l'argent, ouvrir une assurance-vie, écrire un testament. Seuls quelques actes précis exigent une signature de notaire, et nous vous disons lesquels plus bas.

Vous préférez commencer tout de suite ? Le parcours EasyEnd rassemble en quelques questions ce qu'un notaire vous demandera, et ce que vos proches chercheront : vos contrats, vos volontés, et où sont vos papiers. C'est gratuit, et vous pouvez lire ce guide ensuite.

Ce que vos héritiers paieront si rien n'est fait

Chaque héritier est taxé sur sa part, après un abattement qui dépend de son lien avec vous.

Le mécanisme tient en deux temps. On retire d'abord l'abattement de la part revenant à chacun, puis on applique un barème progressif sur ce qui dépasse. Deux héritiers d'une même succession ne paient donc pas la même chose selon leur lien de parenté, et l'écart est considérable.

Qui hériteAbattementTaux au-delà
Conjoint marié, partenaire de PACSSans objet0 %, exonération totale
Un enfant, un parent100 000 €5 à 45 %
Un frère ou une sœur15 932 €35 % puis 45 %
Un neveu ou une nièce7 967 €55 %
L'enfant de votre conjoint ou partenaire de PACS15 932 € (depuis 2026, sous conditions)60 %
Un concubin, un ami, un filleul1 594 €60 %
Une personne handicapée, quel que soit le lien159 325 € en plusSelon le lien

En ligne directe, le barème compte sept tranches, inchangées depuis 2011. Retenez surtout la quatrième : elle va de 15 932 € à 552 324 € au taux de 20 %, et couvre à elle seule la quasi-totalité des successions françaises.

Part taxable, après abattementTaux
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 072 € à 12 109 €10 %
De 12 109 € à 15 932 €15 %
De 15 932 € à 552 324 €20 %
De 552 324 € à 902 838 €30 %
De 902 838 € à 1 805 677 €40 %
Au-delà de 1 805 677 €45 %

Un ordre de grandeur : un enfant qui reçoit une part de 250 000 € retire ses 100 000 €, puis paie environ 28 200 € sur les 150 000 € restants. Pour deux enfants et un patrimoine de 500 000 €, la facture familiale approche 56 400 €.

Deux précisions rassurantes. La grande majorité des successions ne coûtent rien, parce qu'elles restent sous l'abattement. C'est la présence d'un bien immobilier qui fait basculer : un logement suffit souvent à dépasser l'abattement à lui seul. Et si la résidence principale du défunt reste occupée par le conjoint survivant, le partenaire de PACS ou un enfant mineur, sa valeur bénéficie automatiquement d'un abattement de 20 %.

Les six leviers, du plus simple au plus engageant

Ils se cumulent. Aucun ne suppose un montage compliqué.

1. L'abattement de 100 000 €, mais renouvelé. C'est le même abattement qui sert aux donations et à la succession, et c'est un compteur unique : ce qui est utilisé en donation est retiré de ce qui restera au décès. Sauf que ce compteur se remet à zéro tous les 15 ans. Donner à 65 ans puis transmettre à 85 ans, c'est utiliser deux fois le même abattement. Ne rien faire, c'est ne l'utiliser qu'une fois. À patrimoine égal, c'est de très loin l'écart le plus important.

2. Le don familial d'argent, en plus. Une exonération distincte de 31 865 €, qui se reconstitue elle aussi tous les 15 ans. Deux conditions : le donateur a moins de 80 ans, et la personne qui reçoit est majeure. Cumulé au précédent, un parent peut donc donner 131 865 € à chaque enfant sans aucun droit, et un couple de parents 263 730 € au même enfant.

3. Le don pour aider un enfant à se loger. Jusqu'au 31 décembre 2026, un don d'argent affecté à l'achat d'un logement neuf ou à des travaux de rénovation énergétique est exonéré jusqu'à 100 000 € par donateur, dans la limite de 300 000 € par bénéficiaire. L'argent doit être employé dans les six mois, et le logement rester résidence principale pendant cinq ans. Ce dispositif se cumule avec les deux précédents.

4. L'assurance-vie, avant 70 ans. Les capitaux versés au bénéficiaire désigné ne font pas partie de la succession : ils lui reviennent sans passer par le notaire. Ce qui compte n'est pas la date du décès mais l'âge auquel les versements ont été faits : 152 500 € par bénéficiaire pour les versements d'avant 70 ans, contre 30 500 € au total, tous contrats et tous bénéficiaires confondus, après. C'est aussi le seul outil qui permet de transmettre à un proche qui n'est pas de la famille sans le taux de 60 %.

5. La nue-propriété, pour donner sans se démunir. On donne la nue-propriété d'un logement et l'on garde l'usufruit, c'est-à-dire le droit d'y vivre ou d'en toucher les loyers jusqu'à son décès. Les droits ne portent alors que sur la valeur de la nue-propriété, qui dépend de votre âge. Au décès, vos enfants deviennent pleins propriétaires sans aucun droit supplémentaire.

Âge de celui qui donneUsufruit gardéNue-propriété donnée (part taxable)
De 51 à 60 ans50 %50 %
De 61 à 70 ans40 %60 %
De 71 à 80 ans30 %70 %
De 81 à 90 ans20 %80 %

6. La donation-partage, pour éviter les disputes entre enfants. Une donation ordinaire est réévaluée au jour du décès : un appartement donné 200 000 € et qui en vaut 500 000 € vingt ans plus tard est recompté 500 000 € face aux frères et sœurs, ce qui crée exactement le conflit que l'on voulait éviter. La donation-partage, elle, fige la valeur des lots au jour de l'acte, à condition que tous les enfants y participent et acceptent leur part. Plus rien n'est recalculé au décès. Elle peut même réintégrer des donations plus anciennes pour remettre tout le monde à égalité.

Ce que vous faites seul, ce qui passe par un notaire

La question revient à chaque fois, et la réponse est plus simple qu'on ne le croit.

Le notaire ne sert pas à savoir, il sert à officialiser certains actes précis, et la liste est courte. Tout le reste, vous le faites vous-même, gratuitement.

Vous le faites seulActe notarié obligatoire
Donner de l'argent (chèque, virement) et le déclarer en ligneDonner un bien immobilier, ou sa nue-propriété
Ouvrir une assurance-vie et désigner ses bénéficiairesFaire une donation-partage entre plusieurs enfants
Modifier une clause bénéficiaire (chez votre assureur)Faire une donation entre époux (« au dernier vivant »)
Écrire un testament à la main, daté et signé (art. 970)Transmettre une entreprise sous pacte Dutreil
Faire un cadeau d'usage à une occasionRégler la succession, dès qu'une donation a existé

Autrement dit : l'argent se donne seul, la pierre passe par un notaire. Un testament écrit à la main reste parfaitement valable rangé chez vous, sans que personne n'ait à le viser de votre vivant.

Un point à savoir avant d'y aller : les actes notariés ont un tarif réglementé, identique dans toute la France. Vous ne payez pas plus cher dans une étude qu'une autre, et vous pouvez vous adresser à n'importe quel notaire, via l'annuaire officiel notaires.fr.

Un exemple chiffré, avant et après

Une illustration du mécanisme, pas un modèle à recopier.

Prenons un parent veuf, deux enfants, un patrimoine de 500 000 € : une maison estimée 350 000 € et 150 000 € d'épargne.

Si rien n'est préparé. Chaque enfant reçoit 250 000 €, retire son abattement de 100 000 €, et paie environ 28 200 €. Soit 56 400 € pour les deux, exigibles dans les six mois, avant toute vente.

Si le même parent s'y prend à 65 ans. Il donne la nue-propriété de la maison, valorisée à 60 % à cet âge, soit 210 000 € répartis entre ses deux enfants : 105 000 € chacun, dont 100 000 € couverts par l'abattement. Il ajoute le don familial d'argent de 31 865 € par enfant, exonéré à part. Les droits de donation s'élèvent alors à environ 250 € par enfant, qu'il peut d'ailleurs régler lui-même sans que ce soit compté comme une donation supplémentaire.

Dix-sept ans plus tard, au décès : la maison revient en pleine propriété aux enfants sans aucun droit, et l'épargne restante passe sous un abattement de 100 000 € entièrement reconstitué, puisque plus de 15 ans se sont écoulés.

Écart : environ 500 € au lieu de 56 400 €. À patrimoine strictement identique, et sans le moindre montage : uniquement l'abattement légal, le don familial et le barème de la nue-propriété.

Ce que cet exemple ne dit pas. Une donation immobilière est un acte notarié, qui a un coût : comptez de l'ordre de 3 000 € d'émoluments pour un acte portant sur 200 000 €, plus 0,60 % de taxe de publicité foncière. Le calcul reste très largement favorable, mais il se fait chiffrer avant, pas après. Et surtout : ce parent a donné la nue-propriété de son logement, donc il ne pourra plus le vendre seul. C'est une décision de vie autant qu'un calcul.

Les quatre dates qui commandent tout

La transmission est une affaire de calendrier bien plus que de montage.

  • 15 ans : le délai au bout duquel l'abattement se reconstitue. C'est lui qui fait que commencer à 60 ans et commencer à 78 ans ne produisent pas du tout le même résultat.
  • 70 ans : l'âge après lequel les versements en assurance-vie perdent l'essentiel de leur avantage, en passant de 152 500 € par bénéficiaire à 30 500 € au total.
  • 80 ans : l'âge au-delà duquel le don familial d'argent de 31 865 € n'est plus possible.
  • 31 décembre 2026 : la fin annoncée du don exonéré pour un logement neuf ou une rénovation énergétique.

Un point à faire confirmer : la loi de finances pour 2026 est présentée par la presse notariale comme ayant étendu ce dernier dispositif à l'achat d'un logement ancien par un primo-accédant, jusqu'au 30 juin 2027. À la date de notre vérification, la fiche officielle de service-public.fr ne mentionnait encore que le logement neuf et la rénovation. Faites confirmer ce point par votre notaire ou sur impots.gouv.fr avant de vous en servir.

Ce que la loi ne permet pas

C'est la partie que l'on découvre le plus souvent trop tard.

  • Déshériter un enfant. La réserve héréditaire lui garantit une part minimale : la moitié du patrimoine avec un enfant, deux tiers avec deux enfants, trois quarts avec trois enfants ou plus. Le reste est la quotité disponible, dont vous disposez librement. Les donations faites de votre vivant sont réintégrées au calcul pour vérifier que cette part a bien été respectée.
  • Revenir en arrière. Une donation est définitive. Ne donnez que ce dont vous êtes sûr de ne pas avoir besoin, en tenant compte d'une éventuelle perte d'autonomie et du coût d'un hébergement.
  • Faire passer un don pour un cadeau. Un présent d'usage doit se rattacher à une occasion précise et rester proportionné à vos moyens. Un virement régulier sans occasion est un don, qui se déclare, et qui sera de toute façon retrouvé au moment de la succession.
  • Protéger un conjoint qui l'est déjà. Le conjoint marié et le partenaire de PACS ne paient aucun droit de succession. De ce côté, il n'y a rien à alléger : la question se pose pour les enfants, les petits-enfants et les proches hors famille.
  • Oublier l'effet de bord sur la succession. Dès qu'une donation a existé, le règlement de la succession passera obligatoirement par un notaire, même pour un patrimoine simple (voir Notaire et succession). Ce n'est pas un problème, c'est juste à savoir : vos héritiers ne pourront pas régler la succession directement avec la banque.

Familles recomposées, PACS, concubinage : trois angles morts

Trois personnes que l'on croit protégées ne le sont pas du tout.

  • L'enfant de votre conjoint n'est pas héritier. Sans testament, il ne reçoit rien. Et même avec, il est taxé à 60 %. La loi de finances pour 2026 a relevé son abattement de 1 594 € à 15 932 €, à condition que vous l'ayez pris en charge de façon continue, au moins 5 ans pendant sa minorité ou 10 ans au total. C'est une reconnaissance réelle, mais elle ne le rapproche pas du régime d'un enfant.
  • Le partenaire de PACS est exonéré, mais n'hérite pas. C'est le contresens le plus fréquent. Il ne paiera aucun droit sur ce qu'il reçoit, mais sans testament il ne reçoit rien. Le PACS n'ouvre aucune vocation successorale.
  • Le concubin n'est ni héritier ni exonéré. Il est traité comme un étranger : 1 594 € d'abattement, puis 60 %. Dans ce cas, l'assurance-vie est souvent le seul outil réellement efficace, puisque son abattement de 152 500 € ne dépend pas du lien de parenté.

Dans ces trois cas, deux gestes font l'essentiel, et vous pouvez les faire vous-même : écrire un testament à la main pour désigner la personne, et ouvrir une assurance-vie en la nommant bénéficiaire, puisque son abattement de 152 500 € ne dépend pas du lien de parenté. Un testament notarié n'est utile que si vous craignez une contestation, par exemple d'enfants d'une première union.

En parler avec ses parents

Le sujet bloque presque toujours au même endroit, et il se débloque de la même façon.

Beaucoup d'enfants adultes lisent ces pages pour leurs parents, et n'osent pas leur en parler. La raison est toujours la même : demander à ses parents ce qu'ils comptent transmettre ressemble à réclamer un héritage, et personne n'a envie de donner cette impression, ni de l'éprouver.

Deux déplacements suffisent en général à sortir de là.

  • Partir d'eux, pas de l'argent. Où sont rangés les papiers ? Qui décide si eux ne le peuvent plus (c'est l'objet du mandat de protection future) ? Que souhaitent-ils pour leurs obsèques ? Ces questions les concernent, elles ne portent sur aucune somme, et elles ouvrent naturellement le reste.
  • Commencer par ce qui ne coûte rien et n'engage à rien. Savoir où sont rangés les papiers, s'il existe une assurance-vie et chez qui, si un testament a été écrit. Aucune de ces réponses n'est un engagement, et elles représentent déjà l'essentiel du travail. Le reste, y compris un éventuel rendez-vous chez le notaire, se décide beaucoup plus facilement une fois qu'elles sont connues.

Un dernier repère, souvent décisif : les droits de succession se calculent en une soirée, mais les semaines perdues à chercher un contrat dont personne ne connaissait l'existence ne se rattrapent pas. C'est la partie que vos parents sont les seuls à pouvoir régler, et elle ne leur coûte rien.

Questions fréquentes

Combien mes enfants paieront-ils de droits de succession ?

Chaque enfant retire d'abord 100 000 € de sa part, puis paie de 5 à 45 % sur le reste. En pratique, la tranche à 20 % couvre presque tous les cas : un enfant qui hérite de 250 000 € paie environ 28 200 €. En dessous de 100 000 € de part, il ne paie rien.

Comment réduire légalement les droits de succession ?

En transmettant une partie de son patrimoine de son vivant. L'abattement de 100 000 € par parent et par enfant se reconstitue tous les 15 ans, alors qu'au décès il ne joue qu'une fois. S'y ajoutent le don familial d'argent de 31 865 €, l'assurance-vie alimentée avant 70 ans, et la donation de la nue-propriété d'un bien.

Quel est le montant maximum que je peux donner sans impôt ?

131 865 € par parent et par enfant majeur tous les 15 ans : 100 000 € d'abattement ordinaire, plus 31 865 € de don familial d'argent si le parent a moins de 80 ans. Pour un couple de parents, cela fait 263 730 € par enfant, sans aucun droit à payer.

La règle des 15 ans, comment fonctionne-t-elle vraiment ?

L'abattement est un compteur unique, partagé entre les donations et la succession. Une donation faite il y a moins de 15 ans est rappelée au décès et réduit d'autant l'abattement restant. Passé 15 ans, elle est effacée fiscalement et l'abattement repart à zéro. C'est pour cela que l'âge auquel on commence compte plus que le montant donné.

Peut-on donner sa maison à ses enfants et continuer d'y vivre ?

Oui, en donnant la nue-propriété et en gardant l'usufruit, c'est-à-dire le droit d'y habiter ou d'en percevoir les loyers jusqu'à son décès. Les droits ne portent alors que sur la nue-propriété, dont la valeur dépend de votre âge : 60 % du bien entre 61 et 70 ans, 70 % entre 71 et 80 ans. Au décès, vos enfants deviennent pleins propriétaires sans rien payer de plus.

Pourquoi verser sur une assurance-vie avant 70 ans ?

Les versements faits avant 70 ans ouvrent un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, quel que soit le lien de parenté. Après 70 ans, l'abattement tombe à 30 500 € au total, partagé entre tous les bénéficiaires et tous les contrats, mais seules les primes sont taxées et les gains restent exonérés.

Faut-il déclarer un don d'argent à ses enfants ?

Oui, même s'il est exonéré. Depuis le 1er janvier 2026, la déclaration se fait en ligne sur impots.gouv.fr, depuis l'espace de celui qui reçoit, dans le mois qui suit le don. C'est cette déclaration qui donne une date certaine au don, fait partir le compteur de 15 ans et évite les contestations entre héritiers.

Un cadeau d'anniversaire doit-il être déclaré ?

Non. Un cadeau fait à une occasion précise (anniversaire, mariage, réussite à un examen) et proportionné aux moyens de celui qui l'offre est un présent d'usage : rien à déclarer, et il n'est pas recompté à la succession. Aucun montant maximal n'est fixé par la loi. En revanche, un virement régulier sans occasion est un don, qui se déclare.

Mon conjoint paiera-t-il des droits de succession ?

Non. Le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés depuis 2007. Attention toutefois : le partenaire de PACS n'hérite de rien sans testament, et le concubin n'est ni héritier ni exonéré, il est taxé à 60 %.

Peut-on déshériter un enfant en donnant tout de son vivant ?

Non. La réserve héréditaire garantit à vos enfants une part minimale : la moitié du patrimoine avec un enfant, deux tiers avec deux enfants, trois quarts avec trois enfants ou plus. Les donations faites de votre vivant sont réintégrées au calcul au moment de la succession pour vérifier que cette part a été respectée.

Comment aborder le sujet avec ses parents sans les brusquer ?

En partant de ce qui les concerne eux et non de l'argent : où sont rangés leurs papiers, qui décidera s'ils ne le peuvent plus, ce qu'ils souhaitent pour leurs obsèques. Puis en commençant par ce qui n'engage à rien : savoir s'il existe une assurance-vie et chez qui, si un testament a été écrit. Ces réponses représentent déjà l'essentiel du travail, et rien n'oblige à décider quoi que ce soit ensuite.

Pour aller plus loin

Sources officielles : droits de succession (impots.gouv.fr), abattements de donation (impots.gouv.fr), déclarer un don manuel (impots.gouv.fr), dons familiaux pour un logement (service-public.fr), assurance-vie (impots.gouv.fr).

Textes de référence : articles 777, 779, 784, 669, 764 bis, 790 G et 790 A bis du Code général des impôts ; articles 852, 913 et 1078 du Code civil ; article L132-12 du Code des assurances ; loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026. Montants vérifiés en août 2026. Certains sont revalorisés et d'autres sont temporaires : vérifiez le montant à jour auprès de l'administration ou de votre notaire.